Rêves de papier | Des livres et BD pour mieux s’évader

Si le papier qui te manque n’est pas destiné à t’essuyer, tu es au bon endroit. Ci-dessous, (re)découvre les chroniques livres et bande dessinées parues à intervalles plus ou moins réguliers sur les pages sociales Le Kulturiö. Littérature, manga, roman graphique, sciences, témoignage, aventure… il y en a pour tous les goûts alors trouve-toi un coin confortable, mets ton portable en mode avion et fais-toi plaisir (oui, la littérature est un plaisir intime) !

Dany LaferrièreTout bouge autour de moi

Sophie LambdaTant pis pour l’amour, ou comment j’ai survécu à un manipulateur

Ugo BienvenuPréférence système

Gou TanabeLes Montagnes hallucinées (d’après Lovecraft)

Christophe GalfardL’univers à portée de main

Ervin LázárLes mains dans le goudron et autres contes

Jake Adelstein – Tokyo Vice

Silvina OcampoLa musique de la pluie

Sheridan Le Fanu – Le baron hanté

Alain Ayroles et Juanjo GuarnidoLes Indes Fourbes

Emil FerrisMoi, ce que j’aime c’est les monstres


Félicitations, si tu es arrivé jusque là ! Je suis bavard quand il s’agit de culture tu l’auras sûrement remarqué 🙂 Pas rassasié ? Je te propose également une saga de cape et d’épée dans l’Espagne des Conquistadors, ou une carte explorant les merveilles de la littérature européenne.

Sache que tu peux réaliser une bonne action pour la culture pendant le confinement. Plutôt que d’engraisser l’ogre du secteur de la distribution, tu peux commander des livres et des bandes dessinées sur lalibrairie.com, qui regroupe 2500 libraires indépendants et référence 350 000 ouvrages (je les recommande à titre personnel, ceci n’est pas une publicité).

Commande groupée = solidarité
Les librairies les plus proches de chez vous où vous pourriez récupérer votre commande en temps normal étant fermées jusqu’à nouvel ordre, des frais de port compris entre 0,50 et 4 € s’ajouteront à votre panier. N’hésitez pas à vous offrir quelques ouvrages, ces commerces de proximité ont particulièrement besoin de votre soutien en ce moment.

Et si vous avez peur d’encombrer La Poste, pourquoi ne pas vous mettre d’accord avec vos voisins de balcon ou la petite mamie du bout de la rue pour effectuer une commande groupée ? Et en attendant tes livres, si tu ne sais pas quoi faire, voici mon kit anti-ennui pour le confinement.

Si l’article vous a plu, n’hésitez pas à le liker et à le partager sur les réseaux pour aider Le Kulturiö à grandir ! RDV sur @lekulturio (Instagram, Facebook & Twitter) 😀 😎

Sur ce, bonnes lectures, et prenez soin de vous.

Dessin animé | Mr. Pickles, satire de niche

Mr. Pickles - Classe De Fous - Adult Swim
Mr. Pickles et son maître Tommy Goodman.

Mr. Pickles a tout du brave toutou de série américaine, qui jappe pour prévenir d’un danger et remue la queue pour avoir un cornichon, sa friandise préférée. Détrompez-vous : l’animal est en réalité un chien démoniaque qui tue et viole animaux comme humains d’un sourire carnassier. Tout cela sans éveiller le moindre soupçon de son maître Tommy, fils de la famille Goodman, garçon handicapé et simplet. Sous la niche du chien, un empire du mal empli de galeries et de pentagrammes sataniques, dessinés avec le sang des victimes du jour. Vous comprendrez donc aisément que le nom du héros soit hurlé par un chanteur de death metal lors du (génial) générique (à découvrir ci-dessous en vostfr ainsi que les 5 premières minutes du pilote).

Henry Gobbleblobber, le grand-père de Tommy, est le seul à connaître la vraie nature de l’animal et cherche à protéger sa famille du démon à quatre pattes. Mais lorsqu’il témoigne des crimes de Mr. Pickles, tout le monde le prend pour un fou. Dans chaque épisode du dessin animé, un affrontement façon Bip-Bip et Coyote se met en place. Le grand-père, qui tente de prouver ses dires ; et le chien, toujours vainqueur, qui se délecte de tourmenter l’aîné. Continuer la lecture de Dessin animé | Mr. Pickles, satire de niche

The Man in the High Castle (S1) – Critique

The-Man-in-the-High-Castle

Du nombre des amateurs de l’auteur Philip K. Dick, j’attendais avec impatience la version TV du roman Le Maître du Haut-Château, paru en 1962. Tonton Ridley Scott produisant la chose, n’en jetez plus : il fallait que je voie cette série.

Le genre de l’uchronie, déjà rare en littérature, l’est plus encore à l’écran. Sacré défi, s’il en est, de mettre en scène une « réécriture de l’Histoire », à partir de la modification d’un événement du passé (Et si Napoléon avait battu les Russes ? Et si Louis XIV n’avait pas révoqué l’Edit de Nantes ?).

La série, découpée en dix épisodes, est l’une des premières produites par le géant de l’Internet Amazon. Sur une plateforme de VOD payante à la Netflix, les prises de risques sont plus contrôlées, et un genre singulier tel que l’uchronie, mêlant histoire et fantasy, peut trouver son public. Avec succès d’ailleurs : une deuxième saison de The Man in the High Castle est déjà en production.

L’intrigue se déroule un monde alternatif dans lequel l’Allemagne nazie et l’Empire du Japon ont remporté la Seconde Guerre mondiale, et dresse un état des lieux dix ans après cette victoire.

Alors que le Führer Adolf Hitler est malade, les tensions politiques entre l’Allemagne et le Japon sont à leur comble. Dans cette ambiance de guerre froide, un groupe de résistants tente de récupérer de mystérieux films convoités par les deux camps.

Ces bobines présentent une victoire des Alliés durant la Seconde guerre mondiale. Films de propagande ou images d’un monde parallèle (le nôtre) ? Les images créées par le fameux
« Maître du Haut Château » créent le trouble dans les esprits. Peu à peu, chacun remet en question son existence.

Commençons par les points forts : il faut saluer l’excellent travail de « reconstitution » historique effectué sur cette série : décors, costumes, effets spéciaux, photographie… Une vraie patte graphique qui contribue à installer une ambiance digne des meilleurs films d’espionnage.

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