Hard rock | Magnum, du heavy pour les gourmands

Originaire de Birmingham comme Black Sabbath, Magnum débute en 1972 comme groupe résident du Rum Runner, club de nuit qui accueillera plus tard Duran Duran. L’année de sortie de leur tout premier album, Kingdom of Madness, est aussi celle qui les révèle au public. Quelques tournées avec Blue Öyster Cult ou Def Leppard plus tard, la formation prend véritablement son envol avec l’album Chase the Dragon (1982), produit par Jeff Glixman qui a travaillé avec Kansas, Yngwie Malmsteen ou… Black Sabbath.

Chanson « Where are you Eden », issue de l’album The Serpent Rings (2020).

Au niveau du style, le Prince des Ténèbres peut aller se rhabiller : le quatuor Magnum dégoupille avec amour du hard FM bien cheesy à la Foreigner délayé avec du rock progressif façon Yes. Le tout est relevé par ces riffs et rimes un peu concon qu’on aime tant chez Scorpions ou Europe. Un plaisir coupable donc, qui donnera sans nul doute de l’urticaire à certains d’entre vous, mais plongera le reste dans une ferveur nostalgique. Sortez les bandanas et les mulets ! Le hard rock mélodique est de retour !

Musique pour cheveux aux vent
La composition de Magnum a évolué plusieurs fois depuis 1978. Non je ne parle pas de la glace du même nom, qui est toujours aussi dégueu. Les deux leaders emblématiques du groupe, le chanteur Bob Catley et le guitariste Tony Clarkin – fondateur et compositeur du groupe, sont présents depuis les début. Quarante-trois ans après les débuts de la formation, le désormais quintet publie Dance Of The Black Tattoo, un best-of live. Une bien sympathique écoute pour découvrir ce groupe, mais débutez plutôt par leur vingt-et-unième album studio, The Serpent Rings. Sorti l’an dernier, ce disque à l’ambiance envoûtante et aux compositions soignées frappe un grand coup dans le monde de la musique à écouter cheveux aux vent.

Album du groupe Magnum « The Serpent Rings » (2020).

En résumé : pochettes atroces, couleurs flashy, riffs outranciers, cuivres décomplexés se répondent dans cette ode habitée et réconfortante qui ne sait pas choisir entre la rage de vaincre de Rocky et la fureur de vengeance de Conan le Barbare.

Chanson du groupe Magnum « The Archway of Tears ».

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