Hellfest 2020 : qui sera le plus fort pour deviner l’affiche ?

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C’est généralement au mois d’octobre que s’ouvre la billetterie du Hellfest « à l’aveugle », si décriée par certains. Pour patienter, je vous propose un petit jeu de pronostic pour l’édition 2020. Vous pouvez jouer sur les réseaux sociaux du Kulturiö, ou bien à l’ancienne avec vos amis. À vos paris !

Quels groupes vont venir vous malmener les tympans au Hellfest 2020, le plus grand rassemblement français des musiques extrêmes ? Jusqu’à la révélation de la programmation par l’équipe du festival clissonnais, beaucoup s’amusent à pronostiquer, à spéculer sur les formations qui se produiront. On peut en effet faire travailler son imagination, entre les habitués absents depuis une ou deux éditions ; ceux qui sortent un nouvel album ; les artistes que le Hellfest drague depuis des lustres ; les formations pointues qui montent…

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Pour jouer, vous devez deviner au plus juste une partie de la programmation. Chaque bonne réponse vous apportera des points. Vous pourrez ainsi vous départager, et savoir qui remportera le premier pichet de bière du week-end.

COMMENT JOUER ?

Proposez d’ici la veille de l’ouverture de la billetterie du Hellfest 2020 :
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Festival Cidre & Dragon 2019 : le guide de survie

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Oyez, oyez ! Chaque année, à l’occasion de Cidre et Dragon, la ville de Merville-Franceville se transforme en cité médiévale fantastique et fourmille de réjouissances. J’ai usé de magie noire et rassemblé ci-dessous informations et conseils pour réussir votre festival.

C’est quand et c’est où ? Samedi 21 et dimanche 22 septembre, à Merville-Franceville (Calvados), à quelques encablures de Cabourg et à deux heures de Paris.  Le samedi, les festivités débutent dès potron-minet et se poursuivent bien après minuit – si vous parvenez à résister au froid. Le dimanche, les gens flânent jusqu’en toute fin d’après-midi, où la ville retrouve peu à peu son calme.

Seigneur des Anneaux. La saga fondatrice de la littérature fantasy sera cette année à l’honneur sur le festival, avec force animations et clins d’œil aux livres de J.R.R. Tolkien et à ses adaptations ciné.

Au bal masqué ohé ohé. On a constaté ces dernières années un déclin des gens déguisés, ou peut-être est-ce dû à la fréquentation grandissante de l’évènement par des spectateurs en civil ? Choisissez bien vos vêtements, que vous soyiez costumé ou pas : même si le soleil brille en journée, le froid régnera le soir. Winter is coming.

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Choisir un costume : quelques conseils. Il y a désormais un thème « fil conducteur  » à Cidre & Dragon. En 2018, Harry Potter avait été choisi, cette année Le Seigneur des Anneaux est à l’honneur. Mais entendons-nous : votre costume n’est pas du tout obligé de se conformer à cet univers. Du moment qu’il vogue sur les étendues imaginaires de la fantasy et du steampunk.

-En panne d’idées ? L’inspiration est à portée de main si nécessaire, dans les BD, roman, manga ou film. Un coup de pouce non négligeable pour mieux accorder vos couleurs ou trouver l’accessoire qui fera toute la différence.

-Mieux vaut tirer parti de sa morphologie et trouver un déguisement qui vous mettra en valeur qu’incarner Gimli le nain si vous faites 1m95.

-N’oubliez pas le confort ! Le déguisement est porté un week-end entier, et vu l’investissement souvent consenti, il devra être réutilisé pour être rentable.

Mon déguisement comporte des armes ?
 Dans le cadre du plan vigipirate, les armes pointues, tranchantes ou coupantes ne sont pas autorisées au festival. Les armes factices doivent tout de même passer le contrôle qui se situe à l’entrée du festival pour recevoir un bracelet de port. Les armes en mousse ou en latex (GN) sont autorisées sans restriction. L’achat d’armes est réglementé en suivant les directives des vendeurs.

Le merveilleux est dans l’égarement. Ne cherchez pas de plan précis de Cidre & Dragon : il n’y en a pas. Dans les contes de fée, le merveilleux survient lorsque les héros sont égarés. J’ai bien peur que vous n’y coupiez pas. Les organisateurs entretiennent volontairement un « flou artistique » pour une plus grande immersion du spectateur. Étonnante, cette sensation d’être perdu dans une ville de 2000 habitants, arpentée en 2018 par plus de… 100 000 festivaliers.
(mise à jour du 10/09/19 : comme pour me faire mentir, il y a bien un plan du festival cette année, ainsi qu’un programme, à découvrir ci-dessous. Reste à savoir s’ils existeront sous forme papier).

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Un toit pour la nuit.
Le site officiel de Cidre et Dragon recense quelques solutions d’hébergement pour la durée du festival. Airbnb et logements divers sont complets plusieurs mois à l’avance. La côte fleurie – comme on dit par chez nous – ne manque toutefois pas de locations de tourisme, à condition de s’éloigner un peu. Bonne chance !

Quid de la boustifaille ?
Tout bon festivalier se doit de déguster du cochon grillé/frites avec une bière triple Paix-Dieu. De manière  générale, l’on trouvera un large choix de menus à prix abordables dans les nombreux restaurants de la ville. Pour l’heure, rien de typiquement médiéval au menu, ceci étant.

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Moult activités. Cidre et Dragon propose beaucoup de divertissements aux participants (voir ci-dessous), pour tous les goûts et tous les âges. Vous ne pourrez certainement pas tout faire, alors deux options s’offrent à vous : sélectionner vos activités et vous inscrire ; ou vous perdre dans le festival en laissant le hasard guider vos pas. C’est un des charmes de la manifestation : votre expérience ne ressemblera pas à celle d’un autre participant. Continuer la lecture de Festival Cidre & Dragon 2019 : le guide de survie

À lire | Les aventures du capitaine Alatriste

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Le capitaine Alatriste a été incarné au cinéma en 2006 par Viggo Mortensen. Une long-métrage réalisé par l’Espagnol Agustín Díaz Yanes.

Le capitaine Fracasse vous manque ? Les Trois Mousquetaires vous convoquent à des beuveries dans vos rêves ? Vous trouvez qu’un mec en collant, c’est badass ? Les Aventures du capitaine Alatriste sont pour vous.

Le premier des romans commence par ces mots :

Ce n’était pas l’homme le plus honnête, ni le plus pieux, mais c’était un homme courageux. Il s’appelait Diego Alatriste.

Rude et courageux, ce soldat au service du roi Philippe IV (avant-dernier roi de la maison d’Autriche) a été renvoyé des régiments de Flandre. Il survit comme spadassin. Sa personnalité complexe et ses principes lui attirent – sinon l’admiration – de sacrés ennuis.

Des ruelles sombres aux champs de bataille
Pour ne rien arranger, le voilà père adoptif du petit Íñigo Balboa, fils de son camarade d’armes mort au combat. Ruelles obscures de cités d’Espagne, bateaux pirates, champs de batailles ou bûchers d’inquisiteurs : les aventures du capitaine et de son compagnon de fortune se déroulent dans de nombreux décors saisissants. À moins que tout se joue dans les tavernes où Francisco de Quevedo écrivait ses sonnets entre deux bouteilles de vin, ou dans les théâtres où Lope de Vega régnait en maître.

Cette saga de romans de cape et d’épée se dévore très facilement tout en brillant par son écriture et son sens du rythme. On s’amuse et on apprend des choses : chaque tome est à la fois un récit d’aventures et une peinture précise et très vivante de l’Espagne du XVIIe siècle.

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Buste du capitaine Alatriste incarné par l’acteur Viggo Mortensen, sculpté par Legendarion (tous droits réservés).

Complots, trahisons, escarmouches ; alliés précieux et ennemis jurés se succèdent dans un concert de pistolets et d’épées déchainées. Les ricanements des méchants valent celui de Fantômas, et les compétences du héros tiennent autant du duelliste que du ninja. Rien de bien original, mais ce n’est pas ce que l’on recherche dans ce genre de récit n’est-ce pas ?

Des traîne-savate aux têtes couronnées
Pour autant, vous ne devinerez pas l’intrigue. Révélations et rebondissements sont rondement menés tout au long de la saga. Une galerie de personnages attachants se développe rapidement, des traîne-savate aux têtes couronnées en passant par des courtisanes aussi belles que dangereuses. Trop cliché ? Les références permanentes à la littérature de cape et d’épée m’ont personnellement rappelé de bons souvenirs de lecture. Et comme la qualité d’écriture est là, plonger dans cet univers est très agréable. Une lecture-doudou idéale, pour souffler entre Martin Heidegger et Alexandre Soljenitsyne.

Sept volumes ont déjà été écrits par l’auteur espagnol Arturo-Pérez Reverte. Deux autres sont d’ores et déjà prévus, sans que l’on sache s’ils sonneront la fin des tribulations de nos héros.

L’univers a été décliné en film en 2006, mais aussi en bande dessinée publiée aux éditions du Seuil et en série TV diffusée sur Arte en 2015. Cet article sera mis à jour si j’ai le courage de m’y mettre 😉

J’allais oublier : BONNE ANNÉE !!

 

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Dessin animé | Mr. Pickles, satire de niche

Mr. Pickles - Classe De Fous - Adult Swim
Mr. Pickles et son maître Tommy Goodman.

Mr. Pickles a tout du brave toutou de série américaine, qui jappe pour prévenir d’un danger et remue la queue pour avoir un cornichon, sa friandise préférée. Détrompez-vous : l’animal est en réalité un chien démoniaque qui tue et viole animaux comme humains d’un sourire carnassier. Tout cela sans éveiller le moindre soupçon de son maître Tommy, fils de la famille Goodman, garçon handicapé et simplet. Sous la niche du chien, un empire du mal empli de galeries et de pentagrammes sataniques, dessinés avec le sang des victimes du jour. Vous comprendrez donc aisément que le nom du héros soit hurlé par un chanteur de death metal lors du (génial) générique (à découvrir ci-dessous en vostfr ainsi que les 5 premières minutes du pilote).

Henry Gobbleblobber, le grand-père de Tommy, est le seul à connaître la vraie nature de l’animal et cherche à protéger sa famille du démon à quatre pattes. Mais lorsqu’il témoigne des crimes de Mr. Pickles, tout le monde le prend pour un fou. Dans chaque épisode du dessin animé, un affrontement façon Bip-Bip et Coyote se met en place. Le grand-père, qui tente de prouver ses dires ; et le chien, toujours vainqueur, qui se délecte de tourmenter l’aîné. Continuer la lecture de Dessin animé | Mr. Pickles, satire de niche

The Man in the High Castle (S1) – Critique

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Du nombre des amateurs de l’auteur Philip K. Dick, j’attendais avec impatience la version TV du roman Le Maître du Haut-Château, paru en 1962. Tonton Ridley Scott produisant la chose, n’en jetez plus : il fallait que je voie cette série.

Le genre de l’uchronie, déjà rare en littérature, l’est plus encore à l’écran. Sacré défi, s’il en est, de mettre en scène une « réécriture de l’Histoire », à partir de la modification d’un événement du passé (Et si Napoléon avait battu les Russes ? Et si Louis XIV n’avait pas révoqué l’Edit de Nantes ?).

La série, découpée en dix épisodes, est l’une des premières produites par le géant de l’Internet Amazon. Sur une plateforme de VOD payante à la Netflix, les prises de risques sont plus contrôlées, et un genre singulier tel que l’uchronie, mêlant histoire et fantasy, peut trouver son public. Avec succès d’ailleurs : une deuxième saison de The Man in the High Castle est déjà en production.

L’intrigue se déroule un monde alternatif dans lequel l’Allemagne nazie et l’Empire du Japon ont remporté la Seconde Guerre mondiale, et dresse un état des lieux dix ans après cette victoire.

Alors que le Führer Adolf Hitler est malade, les tensions politiques entre l’Allemagne et le Japon sont à leur comble. Dans cette ambiance de guerre froide, un groupe de résistants tente de récupérer de mystérieux films convoités par les deux camps.

Ces bobines présentent une victoire des Alliés durant la Seconde guerre mondiale. Films de propagande ou images d’un monde parallèle (le nôtre) ? Les images créées par le fameux
« Maître du Haut Château » créent le trouble dans les esprits. Peu à peu, chacun remet en question son existence.

Commençons par les points forts : il faut saluer l’excellent travail de « reconstitution » historique effectué sur cette série : décors, costumes, effets spéciaux, photographie… Une vraie patte graphique qui contribue à installer une ambiance digne des meilleurs films d’espionnage.

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Marre de Naruto ? Voici cinq anime sans temps morts

Les dessins animés maintenus en vie sous respirateur artificiel, y’en a marre ! Achevé depuis plusieurs mois sur papier, Naruto Shippûden, saga reine des shōnen est toujours à l’agonie en version animée. Comme je suis sympa, je vous propose cinq anime courts et savoureux qui vont à l’essentiel.

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Si vous lisez ces lignes, vous détestez comme moi les « fillers », ces épisodes bouche-trou permettant aux auteurs de mangas de (re)prendre de l’avance sur les diffusions des adaptations de leurs séries animées.

Il y a parfois quelques exceptions (coucou Dragon Slayer), mais le spectateur doit le plus souvent se cogner plusieurs heures d’intrigues à tiroir, ne respectant pas l’œuvre originelle, dont même les fans les plus hardcore finissent par se lasser. Les amateurs d’histoires fleuve comme Olive et Tom, Bleach, Fairy Tail, One Piece… savent ô combien de quoi je parle.

Pour couper court à toute frustration, je vous propose donc cinq séries courtes, où aucun temps mort ne vient parasiter l’action, qui vous permettront de faire mentir l’adage « le plaisir est dans l’attente »…
D’ici la prochaine saga de 8545 épisodes, 27 jeux vidéo et 12 films auquel vous succomberez.

1.    Assassination Classroom  –  Ansatsu kyōshitsu (22 épisodes)

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GTO a trouvé son successeur avec ce récit abracadabrant d’un extraterrestre hyperactif qui devient professeur d’une bande de laissés-pour-compte au collège Kunugigaoka.
Après avoir détruit la moitié de la Lune d’un coup de poing, l’étrange créature à tête de poulpe se présente au gouvernement japonais, et annonce vouloir devenir le professeur principal de la classe 3-E. Continuer la lecture de Marre de Naruto ? Voici cinq anime sans temps morts

#LeMomentNanar : Anthony Hopkins, Colin Farrell, vous n’avez pas honte ?

Le néon n'attire pas que les mouches visiblement.
« Coucou c’est Jésus-Grill, l’est chouette ton néon »…

Au beau milieu de la file d’attente au cinéma, quand on ne sait toujours pas quoi aller voir, le résultat s’avère rarement glorieux (Remarquez, il peut l’être aussi quand on sait EXACTEMENT ce qu’on va voir). Reste que l’autre soir, on décide avec un vieux copain d’aller au cinéma « à l’arrache », comme au bon temps de la fac. Cruelle erreur ! Le guichet se rapproche… plus que quelques secondes pour choisir.

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Affiche de gauche : énième version du Transporteur, sans même l’ombre d’un Jason Statham. Affiche de droite : Prémonitions, avec Colin Farrell et Anthony Hopkins. Deux stars à zéro. Même si ça n’offre aucune garantie, j’obéis à mes plus bas instincts et à mes souvenirs du Silence des Agneaux et de Phone Game.
Alors de quoi ça cause ? (Pas d’inquiétude, on comprend très vite. Si vous avez une envie pressante au début du film, ne vous retenez surtout pas).

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A Atlanta, c’est un FBI totalement impuissant qui fait face à un tueur en série énigmatique (Je ne vous dirais pas que c’est Colin Farrell, promis). Quoi qu’ils fassent, les enquêteurs ont toujours un coup de retard, comme si le tueur pouvait anticiper leurs mouvements. Mais attendez… ne serait-ce pas en rapport avec ce titre… Prémonitions ? Gagné !

En désespoir de cause, le Federal Bureau of Investigation se tourne vers le docteur John Clancy (Anthony Hopkins), un médium retraité dont les visions les ont aidés dans le pôssé (A lire avec la voix très grave pour accentuer l’effet dramatique).

Gros sabots, surtout vers la fin
En étudiant le dossier, Clancy devine rapidement la raison pour laquelle le FBI est incapable de coincer le tueur : ce dernier possède le même don divinatoire que lui. Comment vont-ils s’y prendre pour arrêter un tueur capable de prévoir l’avenir ? Commence alors une partie d’échecs (im)pitoyable. Surtout pour le spectateur en fait. Prémonitions passe son temps à nous dire avec des gros sabots, que, wahou, la fin elle va être trop bien parce que tu comprends il y a trop de mystère. Un peu comme dans les émissions de télé-réalité, où tu regardes une bande annonce de 90 minutes.   Mais sur TF1 au moins, il y avait du suspense : Éric allait arrêter de tuner sa voiture pour s’occuper de sa fille Kimberley ?

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-« Tu vois Clancy, j’ai un secret pour sourire aussi niaisement : je ne regarde jamais les films dans lesquels je joue ».

Dans ce thriller de bas de pavé écrit avec la b…, Anthony Hopkins surnage facilement au milieu d’acteurs fades. Seule lueur d’espoir ? Quand le film développe un embryon de réflexion sur l’euthanasie (pas celle de Colin Farrell, mauvaises langues).

Non seulement le déroulement du film et sa fin sont ultra-prévisibles, mais au cas où tu serais vraiment débile, on t’en scotche un nouveau morceau sur la tronche toutes les 5 minutes dans de jolies scènes de visions. Le film dégueule de ces scènes prophétiques esthétisantes qui ne font que souligner la médiocrité du reste de cette série B… qui n’est pas encore sortie aux États-Unis. Le comble ! Vous testez vos bouses chez nous les gars ?

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